Arlette Gautier
a étudié la construction
des genres et les familles
sur de longues périodes et dans différents contextes,
qui vont de l’esclavage et du colonialisme
à des situations post-coloniales, aux Antilles et au
Mexique puis dans les pays en développement. Elle a
montré la diversité des politiques de procréation.
Sa démarche est « hol-invidualiste »*,
pour reprendre la formulation de Boyer, elle pose la continuité
du transnational et du local et prend en compte l’intersection
des différents rapports sociaux, de genre mais aussi
de classe et de race. Ces recherches ont porté sur:
-
Les
esclaves femmes et les familles aux Antilles françaises
(Les sœurs de Solitude, Paris, les éditions
caribéennes, 1985):
-
La politique
familiale dans les DOM et en Guadeloupe après la
départementalisation (Le sexe des politiques
sociales, avec Jacqueline Heinen, Paris, éditions
indigo et côté-femmes, 1993):
-
La politique
de planification familiale et de santé de la reproduction
au Mexique (Politique de population, médiateurs
institutionnels et fécondité au Yucatan,
avec André Quesnel, Paris, éditions de l’IRD,
1993).
-
Les
politiques de planification familiale et les droits
reproductifs dans les pays développement (Les
politiques de planification familiale, Nogent-sur Seine,
éditions du CEPED, 2003).
-
La liberté féminine, en prenant
pour indicateurs l’évolution des droits
du mariage et des niveaux de violences
ainsi que l’accès aux droits
reproductifs.
* « On
désigne ainsi une stratégie de recherche qui
vise à articuler les niveaux macro et micro, en s’affranchissant
tant du holisme standard, qui consiste à traiter le
macro comme résultat de l’équivalent d’une
action individuelle, que de l’individualisme méthodologique
pur qui récuse toute référence au collectif
et au social » (Boyer 2004 : 12). |